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Babel

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les avis de Cinemasie

7 critiques: 2.96/5

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18 critiques: 2.88/5

visiteurnote
tu0r 4.75
Toxicguineapig 3
Samehada 3.75
popoyo 3.75
Pikul 2.5
Omerieux 3.5
Oh Dae-soo 3.75
Manolo 3
Jérémy 4
jeremiebarilone 3.5
Illitch Dillinger 1.75
geez 3
Cuneyt Arkin 2
cityhunter 4
Chip E 1.5
Bama Dillert 0.25
750XX 3.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Girl don't cryyyyy !

Babel. Le principe était pas mal à mettre en image. Après... bof, bof. D'une, pas fan de Cate Blanchett. De deux, les parties sont de valeurs inégales et c'est même dans un "petit a" de "Deux" un film trop long qui aurait mérité quelques coupes. De trois, Chip E résume assez bien la chose et ce cinémasien(ne) à toute ma considération à ce propos : 

" où l'affectif finit par céder la place au pathos de grande surface [...] ce ne sont d'ailleurs pas ces deux ou trois scènes d'exhibitionnisme bien vulgos censées illustrer le mal-être d'une ado en manque de repères qui relèveront le niveau [...]  Iñárritu fiche tout en l'air en cédant lors des trente dernières minutes à la veine lacrymale obèse, complaisante et neurasthénique  [...] on comprend bien la gravité des différentes situations mais un peu plus de finesse dans le traitement n'aurait pas été de refus.

La p'tite Rinko "touffe" (c'est fin, je sais) Kikuchi n'y changera rien. Nothing, nada, bla-bla-bla. Ni le pote Koji Yakusho d'ailleurs. Et c'est bien dommage. A ce qu'il parait, ils font des bons films les mecs qui viennent du coin d' Iñárritu, j'espère qu'ils ont autre chose dans le bide que lui pour le coup. Pas terrible cette affaire.

01 septembre 2010
par Illitch Dillinger


Le système Arriaga/Inarritu face à ses limites..

Une petite précision d'abord, pour ceux qui n'aiment pas les films d'Inarritu: ils n'aimeront pas celui-ci non plus! Il cumule tous les traits qui font qu'on aime ou qu'on aime pas Amores perros ou 21 grams. Les thêmes sont identiques ou presque à tous les films de la bande: la mauvaise conscience, la difficulté de communiquer dans un monde devenu fou, et d'une façon générale brasse le même pathos outrancier. Pour moi qui ait aimé 21 grams, c'est ici particulièrement gonflant, comme si l'on assistait à l'hypertrophie de ce qui faisait le charme d'Inarritù: une sensibilité parfois outrancière mais plutôt déchirante. Ici pas de ça! On sert surtout de la guimauve et des trucs déjà vus ailleurs en mieux. Que ce soit les 3 enterrements de Tommy Lee Jones (déjà scénarisé par Arriaga, tiens donc!) pour les relations Mexique/USA, la jeunesse japonaise perdue qui est un cliché absolu du cinéma nippon, et d'autres thêmes qui sont royalement sous-exploités, comme, c'est un comble pour un film appelé Babel, le choc culturel, le dificile dialogue entre les cultures! Reste des gens qui pleurent sans arrêts, pour les raisons les plus diverses: ce film aurait du s'appeller: pleurnicherie aux quatre coins du monde, on aurait pas été loin du compte. Reste, dans ce portrait pas très reluisant de ce Babel la réalisation est solide même si pas aussi originale que le réalisateur espérerait et que le casting assure le show. Rien de nouveau donc, souvent du gaz lachrimal mais parfois de belles séquences nerveuses qui font plaisir dans un film majoritairement complaisant.

12 janvier 2007
par Cuneyt Arkin


Boys don't cryyyyy !

Avec Amours Chiennes et 21 Grammes, Iñárritu s'était imposé comme un spécialiste du film choral, genre qui n'a jamais autant eu la cote que depuis ces vingt dernières années (on pense à Altman ou Tarantino pour les plus fidèles clients de ce procédé narratif ou, de façon occasionnelle, Paul Thomas Anderson, Steven Soderbergh et Paul Haggis si l'on se borne aux contrées outre-Atlantique). Le premier métrage révélait des talents de conteur exceptionnels doublés d'une belle sensibilité et d'une esthétique harmonieuse sans être tape-à-l'œil pour autant. Le second se dirigeait déjà vers la voie de l'essoufflement, mais renfermait encore de très bons moments de cinéma. Babel s'impose sans doute comme le film de trop, celui où la structure « chorale » commence à dégager une odeur de vieille huile et où l'affectif finit par céder la place au pathos de grande surface. Car si, malgré une formule usée jusqu'à la corde, l'ensemble démarrait de façon efficace en introduisant ses quatre histoires possédant pour chacune d'elles un environnement culturel, un caractère et des péripéties bien distincts, la sauce commence à tourner au bout d'une heure: primo, la partie japonaise, d'abord intéressante, sombre vite dans le mélo existentiel stéréotypé au possible – ce ne sont d'ailleurs pas ces deux ou trois scènes d'exhibitionnisme bien vulgos censées illustrer le mal-être d'une ado en manque de repères qui relèveront le niveau; secundo, les trois autres récits, plus directement liés, ont davantage de potentiel et accrochent le spectateur par une tension progressive mais là encore, Iñárritu fiche tout en l'air en cédant lors des trente dernières minutes à la veine lacrymale obèse, complaisante et neurasthénique qu'on a – déjà en 2006 – tant subie dans d'autres productions du même genre. On en rajoute des couches et des couches, de Cate Blanchett qui agonise et se fait dessus comme une vieille bête mourante à la jeune sourde-muette à poil sur son balcon, en passant par la conchita qui court comme un poulet sans tête sous le soleil de plomb... on comprend bien la gravité des différentes situations mais un peu plus de finesse dans le traitement n'aurait pas été de refus. Bref, Babel ne parvient pas à sortir de la masse des films choraux lourdingues et emphatiques à laquelle les premières œuvres d'Iñárritu échappaient. Une déception de la part d'un cinéaste au départ très compétent qui en est venu à s'auto-singer.

01 septembre 2010
par Chip E


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